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25 Juin 2009
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HOPE FLEET (la Flotte de l'Espoir)
Avis Publique - Nous n'avons pas quitté Chypre aujourd'hui
Jeudi, 25 Juin 2009 20:59 Mis à jour le Jeudi, 25 Juin 2009 21:04 Écrit par Free Gaza Team
(le 25 juin 2009, LARNACA) - Celle-ci n'est pas la déclaration que le Free Gaza Movement avait l'intention de publier aujourd'hui. Nous avions espéré annoncer que nos deux bateaux, le Free Gaza et le Spirit of Humanity, avaient quitté le port de Larnaca pour un voyage de 30 heures pour Gaza assiégée, amenant des activistes des droits humains qui ont sont venus du monde entier jusqu'à Chypre pour cette traversée, trois tonnes d'aide médicale, 15 tonnes de ciment et des matériaux de reconstruction tant nécessaire.
Mairead Maguire, Prix Nobel de la Paix, retournant à Gaza pour une deuxième fois à bord d'un de nos bateaux, a dit: "Nous devons dire [aux gazaouis] que nous ne les avons pas oublié et nous ne les oublierons pas."
C'était notre espoir, mais ça ne s'est passé comme ça.
En fin de compte, nos bateaux n'ont pas obtenu l'autorisation de partir aujourd'hui, dû à l'inquiétude pour notre bien-être et notre sécurité. Nos amis à Chypre nous disent que le voyage à Gaza est trop dangereux et ils sont inquiets qu'il nous arrive quelque-chose en mer.
Pendant ces dix derniers mois, Chypre a été un foyer merveilleux pour le Free Gaza Movement. Les chypriotes ont une expérience directe des conséquences terribles de l'occupation. Ils connaissaient également la souffrance due à la violence, l'injustice et l'exil. Depuis notre premier voyage pour briser le siège de Gaza, les autorités chypriotes ont aidé et compris nos objectives et intentions. Le voyage à Gaza est dangereux. L'armée israélienne a éperonné notre bateau phare, le Dignity, lors de son assaut vicieux en décembre/janvier alors que nous essayions de livrer de l'aide médicale. Israël a déjà menacé d'ouvrir le feu sur nos bateaux non-armés plutôt que de nous laisser livrer des approvisionnements humanitaires et des matériaux de reconstruction aux gazaouis.
Les risques que nous prenons sont minuscules comparés aux risques imposés sur les gazaouis quotidiennement.
L'objectif de l'action directe non-violente et de la résistance civile est de prendre des risques - se mettre en travers de l'injustice. Nous prenons ces risques connaissant très bien les possibles conséquences. Nous le faisons car les conséquences de ne rien faire sont bien plus terribles. Chaque fois que nous permettons que l'on nous intimide, chaque fois que nous passons à côté du mal et que nous l'ignorons, nous abaissons nos standards et nous permettons que notre monde devienne plus dur pour nous tous.
En plus des inquiétudes exprimées par nos amis chypriotes aujourd'hui, le consulat américain de Nicosia nous a prévenu de ne pas aller à Gaza, déclarant que:
"...(Le) Ministère Israélien des Affaires Étrangères a informé les officiels américains à Tel Aviv qu'Israël considère toujours Gaza comme une zone de conflit et que tout bateau de Free Gaza essayant de naviguer vers la Bande de Gaza ne sera pas "autorisé" à arriver à destination".
L'ancienne membre du Congrès et candidate présidentielle, Cynthia McKinney a répondu à cet avertissement en expliquant que "La Maison Blanche dit que le ciment et l'aide médicale doivent entrer dans Gaza et c'est exactement ce que nous essayons d'amener à Gaza".
"Au lieu de nous citer la politique d'Israël," a continué McKinney, "...les U.S.A. devrait envoyer un message à Israël réaffirmant la position connue de la Maison Blanche, qui est que le blocus de Gaza doit être diminué, que l'aide médicale et les matériaux de construction, incluant le ciment, doivent avoir la permission d'entrer. Les bateaux du Free Gaza Movement doivent avoir la permission d'arriver à destination, voyageant dans les eaux territoriales de Chypre et directement dans les eaux territoriales de Gaza".
"Le département d'État a choisi de nous avertir de prendre la notification d'Israël au sérieux. Notre question est la suivante: Peut-on prendre le président Obama au sérieux? Va-t-il rester fidèle à sa parole et nous autoriser à amener de l'aide à Gaza ou va-t-il se rétracter?"
Demain, nous remettrons un communiqué, signé par nous tous qui allons à Gaza, dans lequel nous déclarons que Chypre n'est pas responsable de notre sécurité. Nous aimerions dire à nos amis ici à Chypre que bien que nous comprenions leurs préoccupations, nous ne rebrousserons pas chemin face aux menaces et à l'intimidation d'Israël.
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