| 05 Juin 2011
L'Aide ne Vaut pas la Liberté
5 juin 2011
Pour Diffusion Immédiate
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L'annonce faite par Israël aujourd'hui qu'elle "autorise entre 210 et 220" camions chargés d'aide humanitaire à entrer dans Gaza est une réponse directe à la pression créée par la prochaine Flottille de la Liberté II. Depuis juillet 2007, seulement 25% des camions qui entraient dans Gaza avant le blocus et qui sont nécessaires aux habitants de Gaza, ont eu l'autorisation d'entrer. À ce jour, Israël n'a pas répondu aux appels des organisations des droits humains ou de l'ONU à augmenter ce nombre. Israël a seulement changé sa politique grâce à la pression croissante de la Flottille de Liberté. Cependant, ce nombre est encore 35% en dessous des besoins de Gaza.
Laisser entrer plus de camions n'est pas assez. Plus de camions chargés de nourriture et de médicaments donnent seulement l'impression d'une Bande de Gaza ouverte. Plus de camions ne veut pas dire liberté; plus de camions ne veut pas dire reconstruire les centaines de maisons et de bâtiments détruits par les militaires israéliens lors de l'Opération Plomb Durci (seulement 12 des camions autorisés transportent des matériaux de constructions pour des projets de l'ONU); plus de camions ne veut pas dire que Gaza n'est pas occupée et que ses habitants ne sont pas soumis à une punition collective; plus de camions ne veut pas dire qu'Israël a arrêté son blocus cruel; plus de camions ne veut pas dire que les palestiniens sont moins emprisonnés.
Plus de camions, par contre, veut dire que les fermiers et les marchands israéliens se font de l'argent avec l'occupation car la plupart des agences internationales amenant de l'aide à Gaza sont obligées d'acheter les produits israéliens.
La Flottille de la Liberté II prendra la mer fin juin dans le but de faire pression sur Israël et sur la communauté internationale pour arrêter l'occupation de la Palestine et pour assurer la liberté des palestiniens qui, comme tout autre personne dans le monde, ont le droit de vivre libre. Au lieu de faire pression sur des pays pour qu'ils nous mettent des bâtons dans les roues ou de soudoyer des gouvernements pour arrêter nos bateaux, l'ONU, les États-Unis et le reste de la communauté internationale feraient mieux de reconnaître le pouvoir de cet effort civil non-violent afin de faire pression sur Israël pour qu'elle change sa politique. Vu le changement dans la politique d'Israël après la Flottille de Liberté I et ces récentes manœuvres pour contrecarrer notre flottille, il semble que nous succédons là où la communauté internationale continue d'échouer.
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