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15 Janvier 2009
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Jeudi 15 janvier 2009 20:18 Mise à jour vendredi 16 janvier 2009 00:21 Écrit par Volontaire britannique du International Solidarity Movement
Mercredi 14 janvier 2009. Lors d'une intensification de l'offensive terrestre israélienne dans la Bande de Gaza, les forces israéliennes ont terrorisé les habitants de Khoza'a, une petite communauté rurale a l'est de Khan Younis. Ils ont effectué une incursion dans la zone vers 03h00 le jeudi 13 janvier et qui a duré jusqu'au soir. Ceci à la suite d'un pilonnage intense avec des missiles ces derniers jours, notamment le samedi 10 janvier.
D'après un fonctionnaire de la municipalité locale, environs 50 maisons ont été démolies au bulldozer, ainsi que de la terre agricole, des oliveraies et des vergers de citronniers. En marchant à travers les décombres, un faible parfum de citron émanant de tant d'arbres mutilés se faisait sentir. Une famille a relaté comment leur maison a été détruite pendant qu'ils étaient à l'intérieur. Ils se sont réfugiés dans le sous-sol pendant qu'on détruisait les étages supérieurs. Ils se sont ensuite rendus compte qu'on attaquait le sous-sol lui-même et de justesse ils ont pu évité d'être écraser mortellement en s'échappant par une petite brèche dans les décombres.
Iman Al-Najar était avec sa famille dans sa maison quand des bulldozers militaires D-9 ont commencé à la détruire. Ils ont réussi à s'échapper et Iman a ensuite encouragé un groupe de voisines à essayer de quitter le quartier. Des soldats israéliens leur ont ordonné de passer par une certaine rue. Elles avaient des enfants avec elles et portaient des drapeaux blancs mais quand elles ont atteint la rue, les forces spéciales israéliennes, cachées dans un bâtiment, ont ouvert le feu et tiré sur Rowhiya Al-Najar, 50 ans. Les autres femmes ont tenté désespérément de lui porter secours mais la fusillade était trop intense et elles ont dû fuir pour leurs vies. Une ambulance a aussi été empêchée de venir à son secours et elle est morte d'une hémorragie dans la rue.
Pendant ce temps, Iman et environ 200 autres résidents, dont les maisons ont été détruites, se sont rassemblés près de la maison de son oncle qui les protégeait, dans une certaine mesure, de la fusillade. Mais, cette zone a été attaquée à son tour. Iman a décrit comment les bulldozers ont commencé à empiler des décombres autour d'eux, les encerclant réellement dans un trou énorme. Ils étaient littéralement sur le point d'être enterrés vivants. Par miracle, ils ont également réussi à se sortir de cette situation en rampant dans les décombres sur environ 150 mètres. C'était très difficile pour eux de bouger surtout avec les blessés et les personnes âgées.
Les résidents terrifiés ont ensuite cherché refuge dans une école du quartier sous l'égide de l'UNWRA. Sauf qu'une fois là bas, l'endroit était en train d'être pilonner par des missiles et ils ont dû se retirer. Ils ont finalement réussi à quitter complètement la zone et ont marché plusieurs kilomètres jusqu'à ce que des amis viennent les chercher. Le frère d'Iman, Mohammed qui a 14 ans, avait disparu pendant 12 heures et elle avait peur qu'il soit mort. Des soldats israéliens l'avaient détenu dans une maison avec une voisine qui les implorait de la laisser partir à la recherche de ses enfants, mais ils l'ont empêché de partir. Après avoir tiré sur Rowhiya Al-Najar, Mohammed a dit que les soldats chantaient et dansaient et qu'ils l'ont forcé à faire la même chose. Quand il a refusé, ils l'ont menacé de lui tirer dessus aussi.
"C'était le jour le plus difficile de nos vies" a répété Iman sans cesse. Il ne lui restait plus rien au monde que les vêtements qu'elle portait, mais dans ces circonstances-là elle avait de la chance d'être en vie. Comme dans tant d'autres zones de la Bande de Gaza, les atrocités commis contre les civils à Khoza'a constituent des crimes de guerre.
Des missiles soupçonnés de contenir du phosphore blanc ont été déployés par l'armée israélienne pendant cette attaque. Des volontaires du ISM ont photographié un morceau de matière en feu de la taille d'un poing, trouvé par terre près d'une maison ravagée par les flammes. Il était en feu depuis la veille. Il s'éteignait seulement après avoir été enterrer, mais se rallumait une fois déterré. De sa fumée grise et épaisse se dégageait une odeur atroce. Les médecins de l'hôpital Al Nasser de Khan Younis qui a reçu 50 blessés ce jour-là de Khoza'a, ont décrit de sévères brûlures chimiques et des victimes couvertes de poudre blanche qui continuait à les brûler. Beaucoup de personnes souffraient aussi de sérieux problèmes respiratoires après avoir inhalé la fumée émise par cette arme.
Dr. Ahmed Almi, membre de la délégation de médecins égyptiens qui a réussi finalement à entrer dans la Bande de Gaza pour aider dans les hôpitaux gazaouis durant la crise, a exposé brièvement les cas les plus sérieux. Quatre d'entre eux sont morts à l'hopital après que les médecins se soient battus pour les sauver. Il a commenté que certaines des blessures étaient tellement horribles qu'elles avaient dû être infligées par des munitions très étranges. Il a donné l'exemple d'un homme qui a été tiré dessus et dont la blessure montre un petit trou d'entrée mais un trou de sortie de 40 à 50 cm de large. 13 personnes ont été tué en tout durant cette incursion d'après les sources médicales.
Avant que la guerre d'Israël contre
Photos de l'hopital Al Nasser
https://rcpt.yousendit.com/642329846/41a331f648ecb11f4e45374ded1e6a89
Photos de Khoza'a et de l'hopital Al Nasser
https://rcpt.yousendit.com/642278194/6be1fcdaa81b316f50424c012f2188ff
(Les liens expireront au bout de 12 jours)
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